Réflexions sur le mixage

Les vérités ne sont pas compatibles avec le marché et son marketing ; tout est dit !

@mp-studio : tu parles des anciens enregistrements de légendes, de leur qualité intemporelle… toute évolution a rendu plus complexe, voire quasi “inexplicable” le son de l’époque pour le passionné, mais néophyte. C’est réellement très long à expliquer : cela tient compte en premier lieu des musiciens qui baignaient dans exactement cet cet portion d’univers technologique. De nombreux ingé-son faisaient alors leur matériel : table de mixage, microphones, rack ou tranches d’effets…

Les enregistrements en direct de l’ensemble des artistes, c’était OK ou on refait. C’était parfaitement adapté au public qui pouvait voir communément ses idoles en Live.

Le numérique (la technologie) a répondu au public en lui donnant accès à pas une mais en même temps à des nouveaux et multiples médias et environnements d’écoute de leur artistes adorés.

Après, quand on écoute des enregistrements des années 50-70s, on peut être touché par ce son, cette atmosphère spécifique comme de passer d’un style (dans son authenticité) à un autre.

Il ne faut pas croire qu’avant c’était plus simple comme les choix matériels, physiques et acoustiques… techniques en un mot s’imposaient sur la technologie. Tout cela faisait un tout, tel la performance directe d’une représentation sur un plateau de théâtre : la salle, les places, le public, la scène, le décor, l’éclairage, l’acoustique (j’en oublie ?)… chaque élément est nécessaire et doit être savamment “mixé” (nous y sommes) pour que la magie opère.

De plus en plus d’ingénieurs s”en inspire aujourd’hui et vont jusqu’à aller à l’encontre de jusqu’à maintenant “préconçus”. Par exemple aujourd’hui ils :

  • ne filtrent plus (suppriment) le matériel fréquentiel bas et haut, mais le transpose ;
  • provoquent si besoin des inversions de phase, pour les traiter bien plus tard, en dernier lieu ;
  • remplacent des sons par d’autres plus adéquats pour eux (kicks, snares, nappes…)

Il faut voir un ingé-mix comme le dernier membre du groupe, du projet. Le mixage est avant tout artistique. Il doit faire partie de sa signature.

Je m’arrête là sans que cela s’éternise… (auto-modération !)

si cela intéresse quelqu’un, je répondrai présent.

@mp-studio En espérant ne pas avoir trop débordé dans ton topic !

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Merci Charlie pour cette réponse vraiment très intéressante. Pour le topic je suis partie là dessus par rapport au problème de Vince et je me sens coupable car c’est le sien. Peut-être faudrait’ il déplacer nos deux derniers messages (3avec celui-ci vers un nouveau topic) puisqu’il se crée une “nouvelle branche” que l’on pourrait appelé par exemple “Mixer en Vst midi ou Audio” puisque c’est parti comme ça, où choisis toi.

Pour le reste, je pense que le numérique a énormément d’avantages, comme tu dis, “sur le plan marketing”, mais (pour moi) il a tué une chose essentielle à l’oreille humaine pour sublimer la musique et ressentir certaines vibrations, jusqu’à ne plus percevoir la même chaleur et couleur du son. Là, c’est tout un débat, mais le numérique est froid et vide, n’a pas de couleurs à lui , à la base. L’analo est tout l’inverse, il est déjà un univers à lui tout seul et a donné un coté humain, chaleureux, à des enregistrements de légende qui ne le deviendraient peut-être pas s’ils étaient REC en digital. Le numérique , binaire , des zéros des 1, ok il y a la virgule mais il n’y a pas le grain. Tu as raison, un ingé-son fabriquait son matos pour avoir une chaleur unique et la chaleur c’est la couleurs. Va te créer une puce et un C.I. pour ton limiteur , bon courage et niveau stabilité si t’es pas ingé-électronique… et ça sonnera pas forcément mieux qu’un plugin gratuit .

Le numérique a tué les artistes, surtout les nouveaux, puisqu’avec la naissance du téléchargement massif (napster) et la baisse des ventes = moins de productions, d’investissement sur les artistes… Pour lancer un artiste, une major se donnait 10ans en 1990. c’est le temps qu’il a fallut pour lancer P. Obispo. Echec du 1er album , petit succès du deuxième, plus les studios, les singles, les pubs radio TV et explosion enfin au 3ième album ! 10ans !! Si c’était aujourd’hui, il ne dépasserait pas le premier Album. C’est une des conséquences du numérique.

Nos outils nous permettent de créer et nous avons toutes les casquettes, compositeur, producteur, ingé-son (parce que ça fait beau), parfois ingé-mastering (parce que ça brille) et pour arriver à un son correct ce n’est pas si difficile avec de la pratique régulière. Là où tout se complique c’est si vous chercher à vous rapprochez le plus de votre piste de référence avec les bon niveaux et tous les bons bons, mais nous y reviendrons…

Oui, le numérique nous donnait le sentiment que nous pouvions faire comme le disque, que c’était possible, que c’était facile surtout avec l’arrivée des processeurs puissants et l’arrivée du VST, “tout dans l’ordi” . Mais pas si facile finalement le numérique avec les nouvelles LUFS, nouveaux vumètres … Fini le dépassement du Zéro et ses belles couleurs… et tous ces Tutos qui expliquent comment avoir le BON son, le BON compresseur, le BON BON pour toujours plus de BON !! Mais pour au final en être toujours au même BON point ! Ils sont tous très très cool de passer du temps pour créer les vidéos mais parfois je me dis que tous ces “ingés-son” qui donnent les bonnes ficelles pour le meilleurs son, devraient se faire un colloque pour se mettre d’accords… :wink: (fin du chapitre)

J’ajoute que le numérique a rendu la musique jetable dans le très mauvais sens… Lorsque les nouveaux auditeurs ont 500 000 titres dans l’ordi, ils ne prennent plus le temps d’écouter la musique, ils la bâclent, surtout quand on pense que la durée moyenne d’une écoute sur spooty est de 30 secondes !! on connaissait les albums par cœurs dans les moindres détails, chaque instruments, chaque respirations… prendre le temps de découvrir un album, sa pochette, sa sous pochette… (avec une pochette surprise et un coca c’est encore mieux…)

J’ai commencé à enregistré en multipistes avec un Fostex R8 et sa Table Fostex 820 et c’etait quand même la galère ! en Provence, nous sommes habitués au mistral et en matière souffle, le R8 n’est pas mal non plus… Selon les jours il peut souffler plus fort même ! encore un BON ! j’ai d’ailleurs toujours le R8 dans son corton d’origine, si un jour vous passez en coup de vent !!

N’hésites pas à continuer, je suis un bon client et suis certain que ça intéresse ici et que ça intéressera des passants qui passent :wink:

Bonne soirée à toi , à tous

Philippe (Mp)

Pour Obispo, tu te trompe dès son deuxième album; il avait décroché un hit et au troisième quatre ans après ses débuts solo carton absolu :smiley: Sinon globalement je suis d’accord avec toi . Niveau multipiste une connaissance m’avait proposé à l’époque de racheter un bon prix son Tascam 16 pistes avec la table de mix ad hoc, mais devant le coût d’utilisation j’avais laissé tomber. Les bandes coutaient un bras. les porta studio franchement je ne les aimais pas, je préférais encore faire du ping-pong avec mon Revox. Plus tard j’avais acheté d’occasion un MT.8 Yamaha ( que j’ai toujours, mais n’utilise plus depuis longtemps ). Franchement ce n’était pas si mal pour maquetter. Bonne idée de déménager une partie du sujet.

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Salut :blush:

C’est fait !

Ca, c’est un peu un “lieu commun”, même s’il y a un fond de vérité (exemple avec les différences entre les amplis guitare/basse à lampes et à transistor).
Ceci dit, on peut quand même simuler/reproduire pas mal de choses analogiques en numérique.

Je ne suis pas vraiment d’accord: il y a pas mal d’artistes qui ont émergé avec les réseaux sociaux. Regarde du côté du rap ou de la pop (Billie Eilish, Pomme, etc…).

Je te livre mon point de vue de bassiste (et arrangeur/manager à l’occasion) depuis les années 90 : j’aurais adoré avoir les possibilités actuelles il y a 30 ans.
A l’époque, même si tu avais un répertoire de compos solide, pour pouvoir espérer faire carrière, il fallait intéresser une maison de disques.
Entrer en studio était hors de question vus les tarifs et s’équiper nous-mêmes idem (les consoles à 20-50 KF de l’époque…

Alors qu’avec les moyens d’aujourd’hui, du temps (pour apprendre) et de la volonté, tu peux parfaitement produire ton groupe et le diffuser (même si tout ne sera pas parfait).

Là, OK, et l’IA n’aide pas non plus. Aussitôt écouté, aussitôt oublié.

Ah ! J’ai commencé à enregistrer en mono sur un magnéto K7 des années70 !
On le laissait tourner par terre pendant les répètes :joy:

Après, on a progressé un peu (mixette 6 pistes pour basse/batterie, envoyée dans une Fostex 4 pistes, les 3 pistes restantes étant pour les grattes et la voix).

Pour finir par louer, à nos frais, évidemment, une 24 pistes et les micros adéquats pour une dernière démo. Vus les tarifs, on a mis les bouchées doubles (9 h/jour pendant 3 jours pour enregistrer 6 titres).

Après, je ne suis pas ingé-son, je n’ai pas de formation là-dedans, juste un bassiste amateur qui a appris sur le tas (valable pour Cubase, mais aussi pour d’autres softs et mes différents jobs depuis 25 ans : Graphiste, webdesigner, illustrateur, monteur vidéo…).

Et le truc que je trouve le plus difficile, c’est de composer en solo !

Mes premiers enregistrements était aussi sur un radio cassette philips dans les années 70’’ et après sur k7 stéréo, mais c’est à partir du Revox que cela à commencé à ressembler vraiment à quelque chose, ceci dit au bout de quelques aller retour cela soufflait pas mal surtout que déjà mes synthés n’étaient pas vraiment exemptés de souffle. Ma première mixette c’était une Boss six entrées il me semble. Sinon il y a toujours de la musique de “ qualité “ même si elle pas forcément en tête des charts. L’IA c’est un vaste sujet faudrait presque un topic dédié. Par contre un truc qui me “ terrifie “ c’est les productions de type K-pop, ok c’est efficace et porteur, mais au niveau humain c’est la négation absolu des artistes.

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… (après un nouveau séjour hôpital..)

Salut Galfi, Merci d’avoir déplacé ce post :slight_smile:

Oui j’ai peut-être un peu exagéré, après relecture de mon post… C’est vrai aussi pour les tarifs du matos dans les 80’s 90’s, le moindre pied de micro où câble de bonne qualité, c’était un beau cadeau ! :slight_smile:
j’ai conservé des KB magazines de l’époque et les tarifs comparé aux salaires de l’époque sont dingues (pour du matos de base ). Je suis entièrement d’accords avec toi aussi pour dire que tu peux faire les chose bien aujourd’hui si tu t’en donnes les moyens avec un petit budget .

Ah oui ! j’ai parlé de mon R8 et 820 fostex mais alors oui , effectivement , je devais avoir à peine 10 ans (1982) quand mon pére est arrivé avec cet énorme appareil, magnéto à bande, je n’en avais jamais vu d’aussi beau de “toute” ma vie, j’étais fasciné ! et vous savez quoi ? je pensais qu’il était pour lui et bien non , il était pour moi ! je l’ai posé dans ma chambre sur mon orgue meuble Farfisa 2 claviers (avec pédales basse et volume au pied) ah oui ! le modèle :wink: un magnéto Akaï 4000DS MK II (1975) et il est toujours ici !! (sur une étagère) un autre souvenir mémorable de mon papa ! (désolé pour la côté nostalgie) ah oui ! c’était l’époque ou mon idole était Bruno Martélli (Fame) :joy: :joy: :joy: j’était jeune et très gamin. La pièce remplie de synthés dans le lycée des arts de Bruno Martélli, était ce à quoi je rêvé à 10ans !! Mythique…

Dire que le numérique est froid et vide était une erreur de ma part et il faut reconnaitre ses erreurs. Cette guerre du son, numérique contre analogique, nous l’avons déjà vécu et nous ne reviendrons plus en arrière de toute façon… Tout est une histoire de dosage et je pense que si un jour je réalise un mix (numérique bien sur) parfait, je ne verrais plus les choses de la même façon… Il y a toujours un coté critique dû à notre insatisfaction, mais je me soigne :wink:

Un peu pareil, juste conservatoire Aix, école d’orgue Yamaha Aix, Animateur Radio , 20ans Tech info, webmaster, montage vidéo et composition musicale presque toute ma vie. et peut-être un des derniers fans de Bruno Martéli :slight_smile:

C’est un plaisir d’être ici avec vous en tout cas, mais désolé lorsque je m’absente quelques jours…

J’adorais ce feuilleton et je bavais comme un fou sur les synthés :stuck_out_tongue: Formation organiste aussi pour ma part ( Electone cela doit te parler, après j’avais eu un Crumar 2003 merveilleux instrument ), à l’époque à part peut être à Paris il n’y avait strictement rien pour les synthés ( fin 70, début 80 ). PS: Ton papa était hyper royal !

Bonjour Renaud, oui biensur des orgues Electone il y en avait plein l’école d’orgue Yamaha, en revanche le Crumar je le connais pas du tout . j’ai regardé ça a l’air très beau effectivement. Ce qui est génial, c’est qu’on a toujours nos yeux de gamin devant ces instruments qui nous font toujours rêver, et c’est ça ! qui ne doit pas s’arrêter !!

Bien à tous :smiling_face_with_three_hearts:

Les Electone franchement je n’était pas hyper fan des sons, mais ça allait. Par contre les gros gros orgues Yamaha sonnent du feu de dieu à présent, comme les Technics Par contre ils coûtent les deux bras et la rate :slight_smile: